Un sport de glisse
- Don Pronovost

- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
Quel est votre sport de glisse préféré?
Que ce soit sur la neige ou sur la glace, l'hiver est la saison idéale pour les sports de glisse tels que le ski et le patin.
Janvier est aussi le mois où je porte une attention particulière aux performances des pilotes participants au prestigieux rallye Dakar. Et lorsque j'observe les voitures et les motos rouler à travers les différents déserts et sur les route non asphaltées de l'Arabie Saoudite, je fais tout de suite le parallèle avec les sports de glisse conventionnel. Le
dérapage des voitures et des motos est omni présent et inévitable. Et aucun pilote ne s'en plaint, parce que la glisse de ces engins motorisés fait partie intégrante de ce sport qu'est le rallye. Les réglages mécaniques et le pilotage sont littéralement faits en fonction du dérapage, sur deux ou quatre roues.
Lorsque vous observez des gens skier ou si vous-même faites du ski alpin, vous n'êtes ni étonné ni dérangé par le fait que vous glissez sur une surface. Même chose si vous patinez sur la glace. Vous devez cependant développer un certain équilibre tout au long de votre descente et ça va de soit. Vous vous attendez à ce que ça glisse et vous contrôlez ces mouvements pour vous diriger, changer de trajectoire et freiner.
Il en est de même lorsqu'il s'agit de piloter un engin motorisé en mode hors route.
Lorsque ces véhicules atteignent une vitesse de déplacement suffisamment élevée sur une route de gravier par exemple, la perte d'adhérence sera presqu'inévitable aussitôt qu'il y aura un changement de direction de la masse du véhicule ou un boost momentané de puissance aux roues motrices. Le dérapage se produira alors. C'est à partir de ce phénomène que ma comparaison avec le ski alpin s'applique.

Tout comme pour le ski, la glisse est souhaitable pour manœuvrer en entrée et en sortie de virage. Le pilote modifie sa trajectoire en provoquant lui-même le dérapage de son bolide pour optimiser ses trajectoires. C'est sa seule option pour maintenir sa vitesse et espérer être le plus rapide. Une part importante de son pilotage passe par la glisse sur la surface de la route qu'il doit suivre. Au même titre que le skieur, le pilote s'attend et souhaite que sa voiture ou sa moto glisse sur le tracé qui est devant lui.
Si je ramène ça à la moto double usage et de sentier, la comparaison m'apparait évidente. Lorsque vous roulez en mode hors route, vous devez vous attendre à ce que ça glisse et que ça dérape. C'est prévisible, souhaitable, mais surtout inévitable!
L'inquiétude et l'appréhension de ce phénomène est tout à fait normal, mais l'erreur qui est trop souvent commise est de modifier sa façon de piloter pour éviter que ça arrive.
L'enjeu n'est pas de savoir si on va glisser ou déraper en moto, mais plutôt à quel moment cela arrivera. Aussi bien choisir nous-même ce moment. On doit cependant être d'accord sur une chose, la perte d'adhérence soudaine ou momentanée qui provoque la glisse ou le dérapage ne signifie pas une chute ou une perte de contrôle de la moto. Tout dépend de la vitesse à laquelle vous vous déplacez, sur quel type de surface et surtout comment vous réagissez. Dans les faits, ce n'est pas le sable, la boue ou le gravier qui peuvent vous faire perdre le contrôle, mais plutôt votre façon de réagir quand cela se produit.
D'autres sports motorisés sur deux roues, tel que le Speedway en Europe et le Dirt track au États-Unis provoquent la glisse de leur engins pour manœuvrer sur un ovale en terre battue. Le spectacle est plutôt impressionnant.

Dès ce printemps, je vous invite à repenser votre approche et votre réaction lorsque vous sentirez la moto perdre de l'adhérence et partir en dérapage. Le phénomène est inévitable mais votre façon d'y réagir peut considérablement augmenter vos chances de mieux contrôler la moto et d'en tirer un bénéfice. Faites vos propres tests en milieu fermé et sécuritaire (un air de stationnement gazonné ou en gravier) et découvrez les limites de la moto, des pneus et les vôtres. Le pire scénario qui pourra se produire c'est la chute au sol. Mais je suis convaincu que vous survivrez !
Que vous soyez en accord ou non, n'hésitez pas à commenter!
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Dans le mille Don👍et bravo pour le texte.
Bel article, façon de piloter inévitable en rallye, mais un point ou je ne crois pas que tu sois d'accord l'antipatinage! Et oui, j'ai réussi à le maitriser quand les motos sont équipés de niveau d'antipatinage off road. Sinon, ca sert à rien. Et non seulement, j'apprécie, mais ca rend un pilotage plus sécuritaire pourMr Mme tout le monde (avec le bon mode choisie). Je sais que tu est pas d'accord, mais je te partage mon expérience. Lâche pas tes textes!